Feux de croisement : ce qu’il faut savoir à leur sujet

Feux de croisement de voiture

Article mis à jour le 22 décembre 2025

Les feux de croisement, aussi appelés codes, constituent un élément essentiel de la sécurité routière. Présents à l’avant de tous les véhicules motorisés, ils garantissent une visibilité suffisante sans éblouir les autres conducteurs. Leur usage, leur portée et leur symbole sont parfois méconnus alors qu’ils sont indispensables pour circuler en toute sécurité, surtout de nuit ou par mauvais temps.

Feux de croisement : définition et rôle sur la route

Les feux de croisement sont des dispositifs lumineux situés à l’avant du véhicule. Généralement au nombre de deux, ils font partie de l’équipement obligatoire prévu par le Code de la route. Leur objectif est d’éclairer la chaussée sur environ 30 mètres tout en évitant d’éblouir les conducteurs venant en sens inverse.

Ces feux produisent un faisceau lumineux orienté vers le bas et légèrement vers la droite, de manière à illuminer les panneaux, trottoirs et piétons sans gêner les autres usagers. Cette asymétrie d’éclairage est réglementée afin de concilier visibilité et sécurité pour tous.

Les feux de croisement servent donc à voir et être vu, notamment dans les zones peu éclairées. Ils prennent le relais des feux de position lorsque la luminosité baisse, tout en étant moins puissants que les feux de route, utilisés quand aucun véhicule n’arrive en sens inverse.

Le symbole des feux de croisement sur le tableau de bord

Sur le tableau de bord, le voyant des feux de croisement est un petit pictogramme en forme de phare accompagné de traits lumineux verts orientés vers le bas. Ce témoin lumineux indique que les feux sont activés et fonctionnent correctement.

La couleur verte n’est pas anodine. Elle signifie un fonctionnement normal, contrairement au jaune ou au rouge utilisés pour signaler une anomalie ou une panne. Si ce témoin ne s’allume pas lorsque les feux sont enclenchés, cela peut indiquer une ampoule grillée ou un problème électrique dans le circuit d’éclairage.

Il est fortement recommandé de vérifier régulièrement le bon fonctionnement de ses feux, car un défaut d’éclairage peut être passible d’une amende et compromettre la sécurité lors de la conduite de nuit.

Distance d’éclairage et puissance des feux de croisement

Voiture sur autoroute

La distance d’éclairage des feux de croisement est limitée par la réglementation afin d’éviter tout risque d’éblouissement. En moyenne, ils éclairent la route sur une trentaine de mètres, ce qui correspond à une portée suffisante pour rouler à 50 km/h en toute sécurité. Cette distance permet au conducteur de voir à temps les obstacles sans gêner les autres automobilistes.

Les feux de croisement se distinguent des autres types de feux par leur intensité moyenne :

  • feux de position : signalent la présence du véhicule sans éclairer la route,
  • feux de croisement : éclairent jusqu’à 30 mètres, adaptés à la conduite en agglomération,
  • feux de route : éclairent jusqu’à 100 mètres, mais ne doivent jamais être utilisés quand un autre véhicule arrive en face.

Le réglage précis de la hauteur du faisceau est primordial. Un faisceau trop haut éblouit les autres usagers, tandis qu’un faisceau trop bas réduit la visibilité du conducteur.

Quand utiliser les feux de croisement ?

L’usage des feux de croisement est strictement encadré par le Code de la route. Ils doivent être allumés dans plusieurs situations précises.

Dès la tombée de la nuit

Les feux de croisement deviennent obligatoires du coucher au lever du soleil, que vous circuliez en ville ou à la campagne. Même dans une zone urbaine bien éclairée, leur activation améliore considérablement la perception de votre véhicule par les autres usagers.

Par mauvaise visibilité

Ils doivent également être utilisés en cas de brouillard, de pluie intense ou de chute de neige. Lorsque la visibilité est réduite à moins de 200 mètres, leur usage devient obligatoire. Dans ces conditions, ils permettent de distinguer la route et d’être vu par les autres véhicules.

Dans les tunnels ou les passages sombres

Dès l’entrée dans un tunnel, même de jour, vous devez allumer vos feux de croisement. Cette règle vise à compenser la baisse soudaine de luminosité et à éviter toute perte de repères visuels.

En journée si nécessaire

Dans certains cas, notamment sur routes sinueuses, zones boisées ou chaussées humides, les feux de croisement peuvent être utilisés même en plein jour pour renforcer votre visibilité.

Sanctions en cas de non-utilisation ou de mauvais usage

Oublier d’allumer vos feux de croisement peut entraîner une contravention de 2e classe, soit une amende forfaitaire de 35 euros. En cas de récidive ou d’accident lié à une mauvaise visibilité, la sanction peut être plus sévère. Leur mauvaise utilisation peut aussi être sanctionnée.

Il est important de distinguer les feux diurnes des feux de croisement. Les feux diurnes, ou feux de jour, s’allument automatiquement à l’allumage du moteur pour améliorer la visibilité du véhicule en plein jour. Toutefois, ils ne remplacent pas les feux de croisement, notamment de nuit, sous la pluie, dans un tunnel ou par brouillard. En cas de conditions de visibilité réduite, seuls les feux de croisement répondent aux exigences légales.

Une bonne pratique consiste à vérifier chaque matin l’état de vos phares avant de prendre la route. L’entretien régulier du système d’éclairage (ampoules, lentilles, réglage de la hauteur) est indispensable pour garantir un éclairage optimal et éviter toute infraction.

Articles dans la même thématique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut