Article mis à jour le 22 décembre 2025
Être un bon conducteur nécessite de respecter la réglementation du Code de la route. Pour indiquer aux usagers les comportements à adopter, celui-ci utilise divers moyens dont le marquage au sol.
Marquage au sol et signalisation horizontale : c’est quoi ?
Les marquages au sol font référence aux représentations permanentes ou temporaires réalisées à même le sol sur la voie publique et dans certains parkings. Leur fonction est d’organiser la circulation sur la chaussée en indiquant aux usagers la façon de rouler sur des tronçons définis.
L’ensemble de ces indications est également appelé la signalisation horizontale. Ce nom est dû au fait qu’elles sont marquées horizontalement sur le sol. Par opposition à la signalisation verticale qui fait allusion aux panneaux qui, quant à eux, sont en position verticale.
Les différents types de marquages au sol
La signalisation horizontale se compose de lignes, de flèches et de motifs peints avec des couleurs distinctes (blanc, jaune, vert ou bleu). Les différentes couleurs ont leurs significations et leur choix ne s’effectue pas au hasard.
Les lignes
Les lignes sont de configuration, de longueur et d’épaisseur variables. Elles guident les usagers en apportant plus de précisions par rapport aux informations indiquées par les panneaux de signalisation. On distingue :
- Les lignes de rive : ils s’agit des lignes délimitant les côtés de la chaussée. Elles sont représentées par une succession de traits dont la longueur et l’espacement varient selon que l’on soit sur route ou sur autoroute. Sur route, les traits mesurent chacun trois mètres et sont espacés par des intervalles de 3,5 mètres. Sur autoroute, chaque trait mesure 39 mètres et est séparé du suivant par un intervalle de 13 mètres. Sur route, les lignes de rive servent à séparer l’accotement de la chaussée. Elles ne doivent pas être franchies, à moins que le conducteur prévoit de s’arrêter sur l’accotement. Sur autoroute, leur rôle est de démarquer la bande d’arrêt d’urgence de la voie et il n’est permis de les franchir qu’en cas d’urgence (une panne par exemple).
- Les lignes continues : la ligne continue fait référence au tracé continu situé au milieu des routes à double sens et permettant de les transformer en deux voies distinctes et opposées. Il est interdit de la franchir. Le chevauchement est également interdit, mais peut être autorisé lorsque le conducteur est sur le point de dépasser un cycliste mais en respectant deux conditions. La première est de s’être déjà préparé au dépassement. La seconde est d’avoir une assez bonne visibilité pour que le dépassement se fasse en toute sécurité. Le chevauchement est également autorisé lorsqu’il vise à éviter un obstacle fixe ou mobile (animal ou chantier mobile en travaux).
- Les lignes discontinues : ce sont des tracés réguliers, composés de traits de trois mètres et séparés par des intervalles de 10 mètres. Elles marquent la limite entre les voies sur une chaussée à sens unique ainsi que sur les routes à double sens. Il est possible de les franchir pour dépasser un véhicule ou changer de direction.
- Les lignes mixtes : tracées au milieu de la route, elles se caractérisent par un double marquage composé à la fois d’une ligne continue et d’une ligne discontinue. Le dépassement est uniquement autorisé du côté de de ligne discontinue, mais interdit aux conducteurs roulant du côté de la ligne continue.
- Les lignes de dissuasion : celles-ci se caractérisent par des traits de trois mètres chacun et espacés par des intervalles de 1,33 mètre. Elles indiquent aux usagers qu’ils se trouvent sur une portion de route dangereuse (sinueuse, avant le sommet d’une côte, etc.). Aux endroits où elles sont marquées, il est interdit de dépasser sauf s’il s’agit d’un véhicule qui roule lentement (moins de 60 km/h).
- Les lignes d’annonce ou d’avertissement : aperçue avant une ligne continue, la ligne d’annonce est représentée de la même façon que la ligne de dissuasion. Elle est complétée par trois flèches de rabattement indiquant au conducteur qu’il se rapproche d’une ligne continue. Par conséquent, il est interdit de dépasser ou de changer de voie.
Les flèches

Les flèches orientent les conducteurs vers les directions à emprunter et indiquent à quel moment opérer des changements de direction. Le code de la route prévoit deux types de flèches :
Les flèches de rabattement qui annoncent que le conducteur est sur le point d’achever une ligne discontinue pour aborder une ligne continue. On les retrouve uniquement sur les voies à double sens.
Les flèches directionnelles qui indiquent les différentes directions qu’il est possible d’emprunter..
Les motifs et les marquages des voies réservés
Dans cette catégorie, il est possible d’énumérer :
- Le damier de bus qui est illustré sur les intersections pour indiquer aux usagers de permettre aux bus de manœuvrer aisément.
- Les lignes en zigzag : peintes en jaune, celles-ci délimitent l’emplacement où le bus peut s’arrêter pour faire descendre ou accueillir de nouveaux passagers.
- Le passage piéton qui contraint les véhicules à ralentir à l’approche de la zone marquée pour permettre aux piétons de traverser en toute sécurité. Il est représenté par de larges bandes blanches allant d’un côté de la chaussée à l’autre.
Certains marquages au sol sont uniquement présents dans les agglomérations tandis que d’autres ne sont employées qu’en dehors des villes.
Les sanctions prévues par le code de la route en cas de violation d’un marquage au sol
Le non-respect de ces marquages est passible de sanctions allant de la simple contravention au retrait de points sur le permis. Dans les cas les plus graves, le contrevenant peut écoper d’une suspension de permis de conduire. Toutefois, l’obligation de respecter la signalisation horizontale est conditionnée par trois principaux critères.
Le premier est la visibilité des marquages au sol de jour comme de nuit afin que les usagers puissent toujours les voir. En deuxième lieu, il est important que les peintures résistent à l’épreuve du temps et que les indications ne s’effacent pas au bout de quelques jours. En troisième lieu, chaque marquage doit être réalisé à l’endroit adéquat et correspondre à l’instruction qu’il est censé donner. Lorsque la signalisation déroge à l’une de ces conditions, les usagers sont en droit de contester la contravention.


Bonjour,
Dans un village , il y a des signalisations horizontales blanches avec indiqué « interdiction de dépasser 30 km/h ». Il n’y a pas de panneaux de signalisation de limitation à 30 km/h à l’entrée du village et on n’est pas en zone 30 km/h. Quelle en est la réalité ? Merci.
Cordialement.
Bonjour,
L’article R.110-2 du Code de la route indique : « Zone 30… Les entrées et sorties de cette zone sont annoncées par une signalisation et l’ensemble de la zone est aménagé de façon cohérente avec la limitation de vitesse applicable. »
Ce n’est donc pas une zone 30 ou du moins elle n’est donc pas aux normes.
Cordialement.